*

  • : Littératures, de Joseph Périgot
  • litteratures
  • : édition photographie littérature écriture actualite
  • : Ce blog fut d'abord dédié à l'avenir de la l'édition littéraire aujourd'hui moribonde. Après quatre mois et une quarantaine d'articles, j'ai eu le sentiment d'avoir fait le tour de la question et éprouvé le besoin d'une démarche plus méthodique. Je me suis donc attelé à un livre sur le sujet. Les articles restant d'actualité, je laisse ce blog en ligne, mais il n'est plus alimenté.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Dossiers

Newsletter

Inscription à la newsletter

Texte Libre

Ce blog est le prélude à la création d'un lieu éditorial sur le Net, que je n'appellerai pas "maison" mais "bibliothèque". Je constituerai peu à peu une collection de livres sous le nom de "littératures".
Dimanche 29 avril 2007
Pour la musique, on est passés sans sourciller du 78 tours au CD et au DVD, ou au téléchargement sur disque dur. Peu importe le contenant, pourvu qu'on ait l'ivresse de la musique. La musique reste elle-même dans des contenants différents.

Il en va autrement pour le livre. Un  livre n'est pas un pur contenant. Il existe en tant qu'objet ne ressemblant qu'à lui-même. On le porte sur soi, dans sa poche, contre son cœur. On le sent, avec son nez (papier+encre). On le caresse – typographié, il a un léger relief. On a un rapport sentimental avec lui. Vivant. Humain. En cas de déménagement, les livres accumulés au long des années, qui ont tous leur petite histoire (parfois, ici et là, une grande histoire) pèsent très lourd, trop lourd pour les déménageurs, mais on ne s'en séparera pas pour un empire – alors que la plupart resteront fermés à jamais.

La femme que j'aime avait toujours habité dans des appartements trop petits. Quand elle put s'offrir une grande maison, quel ne fut pas son plaisir de pouvoir disposer ses livres sur une seule rangée, les étaler, chaque tranche visible, lisible, donc à sa place dans le classement alphabétique et facile à retrouver, au lieu des deux rangées, l'une cachée derrière l'autre, qu'imposait une bibliothèque à l'étroit!

Quand, pour la première fois, un éditeur – qu'il soit nommé: il s'agit de Pierre-Jean Oswald – a décidé de faire un livre avec le texte sorti de moi, j'étais exalté. Je ne dormais plus. Le jour où je devais lui remettre la copie définitive – théoriquement bonne à imprimer, donc à faire un livre – j'ai été victime d'une diarrhée qui m'a fait rater le rendez-vous!

Un livre... C'est beaucoup plus qu'un livre...

Patrick Bazin, directeur de la bibliothèque municipale de Lyon, conservateur général des bibliothèques et président de l'Institut d'Histoire du livre, en parle magnifiquement dans son blog de Livres Hebdo et en tire des conclusions sur son avenir, à un moment où le e-paper semble le menacer:
"Du fait de sa forme stable, linéaire et close, facilement appréhendable dans sa totalité (unité de lieu et de temps), le livre est un lieu de mémoire et de représentation. Sa lecture déroule un théâtre intérieur par lequel le lecteur se représente à son rythme ce que l’auteur lui raconte tout en se représentant lui-même et en s’affirmant lui-même, au miroir de l’auteur, comme lecteur singulier. Certes, ainsi que toutes les autres formes d’expression orale ou écrite, le livre prolonge et élargit la conversation que les hommes se font depuis toujours, une conversation qui les dépasse et les enveloppe tel un tissage de mots sans limite et sans fin. Mais, paradoxalement, il y parvient dans l’illusion d’un huis clos hors temps où le lecteur viendrait écouter la voix d’un confident lui raconter le monde et, par la même occasion, le révéler à lui-même. Cette confiance, non seulement dans le texte, mais dans l’auteur qui vous parle, dans sa façon de vous faire signe (son intentionnalité) et dans l’image qu’il vous renvoie de vous-même, est essentielle."


par Joseph Périgot publié dans : édition
recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=518532&ref_article=6516584
ajouter un commentaire

*

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

*

Les changements survenus dans l'édition française en l'espace d'une année (2003) montrent comment des cultures traditionnelles peuvent être modifiées en très peu de temps: ce qui semblait aux yeux de tous un paysage stable et bien établi a pu se trouver aisément bouleversé. Comme dans une rangée de dominos, les transformations d'une entreprise ont entraîné une série de métamorphoses qui ont fini par altérer l'espace culturel public en France. André Schiffrin


*

VIENT DE PARAITRE
couv-pacom1.jpgLes Pacom
4 histoires inédites
pour les 9-12 ans

par Lou & Périgot
littératures • 9,50 €
Texte intégral en ligne
et commande du livre


En 2001-2002, les Editions Fayard inauguraient un "secteur jeunesse" avec 12 titres des "Pacom", une collection mettant en scène des parents "pas comme" les autres, qui apprennent à Juju et Lulu à ne pas être des moutons, à tout mettre en question, à penser par eux-mêmes. Cette initiation à l'approche philosophique, irrespectueuse, voire provocatrice, a fait chou blanc faute d'une commercialisation adaptée par un éditeur qui n'y connaissait rien en littérature jeunesse, mais aussi à cause de la conjoncture politique : elle a été mise en place en librairie, le... 11 septembre 2001 ! Dans ce livre, j'ai auto-édité 4 histoires restées en rade chez Fayard.

SAUVÉ DU PILON
horslaloi-couv1.jpgHors la loi
de Joseph Périgot
(à partir de 10 ans)
En savoir + et commander
Texte intégral en ligne
 
SAUVÉ DU PILON
nuit-du-voleur-etc.jpg
La nuit du voleur
de Joseph Périgot
(à partir de 8 ans)
Trois "Souris Noire"
des années 80
En savoir + et commander
 

 

 

 

 

       
Blog : Gay sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus